Voiture nucléaire : cela dépasse les bornes

Communiqué du 25 janvier  2016  : 

Dans l’édition du Télégramme du 24 janvier 2016, il est annoncé dans l’article « Voitures électriques : plus de bornes » un budget de 13 millions d’euros pour l’installation de 1000 bornes de rechargement en Bretagne avant fin 2017, financé par l’Etat et les collectivités.

La Fédération Anti-nucléaire Bretagne dénonce ce gaspillage d’argent public : elle avait déjà alerté sur cette spoliation,   il y a 1 an dans un précédent communiqué du 12 décembre 2014 (1) 

Au total, sur le territoire français, ce sont 7 millions de bornes qui sont prévues d’être installées dans le plan de transition énergétique soit un budget pharaonique de 70 milliards d’euros auxquelles les collectivités locales sont sollicitées.

Si la voiture à essence ou au diesel est polluante, la voiture électrique masque une pollution encore plus redoutable avec les batteries et surtout une alimentation en électricité nucléaire. 

Qui parmi les Bretons sait que les anciennes mines d’uranium (Côtes d’Armor, Morbihan, Loire-Atlantique) ont laissé des pollutions radioactives durables au bord des routes, dans les chemins de randonnée, les ruisseaux, les cours de ferme ? Malgré les alertes courageuses lancées par les associations locales depuis 2008, AREVA n’a effectué à ce jour qu’une décontamination dans un camping sous la pression du Collectif Mines Uranium et de la CRIIRAD. L’Etat n’a obligé l’exploitant à aucune signalisation du danger, laissant la population se prendre des doses à son insu. De plus, ces pollutions sont actuellement délocalisées au Niger d’où vient l’uranium qui alimente les centrales françaises.

Pourtant après avoir lu « Voitures électriques : plus de bornes », comment ne pas constater l’impasse du nucléaire en se plongeant dans  l’article de la page suivante  sur les déchets nucléaires. Cet article intitulé « l’exemple allemand » démontre l’impossibilité à gérer les déchets nucléaires. Il faut donc en toute logique réduire au minimum les utilisations de l’électricité tant qu’elle n’est pas d’origine renouvelable (éolien, solaire etc…) et non pas faire l’inverse en augmentant les utilisations.

La Fédération anti-nucléaire Bretagne appelle à s’opposer à l’installation des bornes de rechargement pour la voiture électrique, notamment en écrivant  aux collectivités pour dénoncer le gaspillage. Les stations de carburant (diesel, essence) n’ont pas été installées avec l’argent public.

(1)   http://fan-bretagne.org/wp-content/uploads/2014/05/CM12-decembre-2014.pdf : « Ne laissons pas l’industriel Bolloré spolier les biens publics ! Halte à la propagande nucléaire, la voiture électrique n’est pas propre ! » 

(2)   http://observ.nucleaire.free.fr/ecrire-maires-contre-bornes-voitelec.htm

Communiqué  du 25 janvier 2016. PDF

Contacts presse :

Alain Rivat : 06 65 72 31 66 / Chantal Cuisnier : 06 84 14 58 87 

La Fédération Anti-nucléaire Bretagne a été constituée le 27 octobre 2012 à Pontivy. Elle a pour but de structurer et d’amplifier l’action régionale du mouvement anti‑nucléaire breton, et d’agir pour l’arrêt immédiat du nucléaire.

 

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